[image] L’argent de l’islam : Conjuguer avoir et croire
crédits photo Flickr (Agoolapalalu)
L’argent de l’islam : Conjuguer avoir et croire 5.052

L’achat d’une voiture ou d’une maison implique, pour la plupart des consommateurs, le recours à un prêt auprès d’une institution financière. Institution à laquelle il faudra ensuite rembourser le capital emprunté, mais aussi un intérêt.

Ceci est peut être banal pour le consommateur occidental moyen, mais pas pour un certain nombre de Québécois de confession musulmane. Bilal Abdelkader, étudiant en finance à l’Université Concordia à Montréal, est de ceux-là. Il souhaite le développement au Québec de services financiers islamiques pour, dit-il, «faciliter la vie des musulmans qui souhaitent conjuguer islam et portefeuille».

Éthique et solidarité, le B-A BA de la finance islamique

La finance islamique, telle que définie dans le Coran, exclut les prêts avec intérêts. Concrètement, cette règle se traduit par le partenariat : dans un système financier islamique, l’emprunteur et le prêteur sont actionnaires du bien. La finance islamique affiche par ailleurs une faible tolérance au risque financier, elle proscrit en effet les placements dans des entreprises qui ont un niveau d’endettement supérieur à 33 pour cent.

Au plan éthique, l’investissement dans un fond islamique doit être motivé avant tout par la morale et non pas par le profit. Interdiction, donc, de placer ses économies dans des entreprises liées à l’armement, à la défense, à l’alcool, au jeu ou au tabac – des exclusions comparables à celles d’un portefeuille d’investissement éthique ou socialement responsable.

Un modèle à l’épreuve de la crise

Les fondamentaux islamiques excluant l’intérêt, la crise financière est devenue un argument de vente pour les partisans du portefeuille respectueux du Coran. Certains analystes estiment que ce modèle serait mieux armé que la finance traditionnelle pour résister aux dégâts engendrés par les subprimes et la spéculation.

C’est le cas du directeur de la rédaction du magazine français Challenges, Vincent Beaufils, qui écrivait en octobre 2008 :

«si nos banquiers avides de rentabilité avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là.»

En effet, un an après l’éclatement de la bulle financière, force est de constater que la finance islamique semble avoir gardé le cap sur la rentabilité malgré la tempête. On peut en fait parier que «ce secteur connaîtra une croissance annuelle de plus de 15 pour cent sur les 5 à 10 prochaines années», selon la Banque asiatique de développement.

Certains crient à l’escroquerie

En plus de son potentiel économique et financier, cette niche financière en plein essor favoriserait l’intégration de certains musulmans, selon Bilal Abdelkader :

«Ça permettrait une intégration intelligente au sens où on pourrait contribuer au développement de notre société d’accueil en y investissant, mais aussi nous pourrions construire de futur de nos enfants en respectant nos valeurs religieuses.»

Rachad Antonius, professeur de sociologie et spécialiste du monde arabe à l’Université de Québec à Montréal, doute du potentiel intégrateur de la finance islamique.

«À long terme, ça contribuerait plutôt à une certaine ghettoïsation qui est inévitable quand on développe des institutions et des modèles de fonctionnement distincts.»

Certaines banques canadiennes font déjà des accommodements,  mais il n’existe pas chez nous d’institution financière proprement islamique, comme c’est le cas en Grande-Bretagne, par exemple. La Société canadienne d’hypothèque et de logement rendra publique prochainement une étude sur les prêts hypothécaires islamiques.

Avant même sa parution, cette étude suscite la controverse au sein de la communauté musulmane. Le Congrès musulman canadien s’y est en fait vivement opposé. L’organisme estime que «les services bancaires conformes à la charia cachent une tentative outrageuse d’escroquerie envers la communauté musulmane, qui est déjà marginalisée, alors qu’ils leur promettent exactement le contraire».

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Société

10 commentaires

  1. UN:F [1.7.5_995]
    -13 votes

    Le développement d’une forme de microcrédit, dans les communautés culturelles et religieuses, pourrait certainement les aider à mieux prendre leur place dans la société québécoise.

  2. UA:F [1.7.5_995]
    +22 votes

    Le microcrédit n’est pas vraiment la solution, car comme son nom l’indique il consiste en l’attribution de prêts de faibles montants. Par ailleurs, il n’exclut pas l’intérêt. Les taux sont généralement compris entre 10 et 30% par an.

    Toutefois, au Canada, il existe des coopératives pour les achats immobiliers, par exemple, qui pratique des prêts dits sans intérêts. À Montréal, il y a la coopérative Qurtuba. Il existe aussi une société d’investissements, Al-Ittihad Investissements, et une association islamique de REER, Al-Yusr.

    Finalement, il faut garder à l’esprit que la demande d’implantation d’un système financier islamique n’est pas généralisée à l’ensemble de la communauté musulmane, mais à une minorité comme le démontre l’opposition du Congrès musulman canadien.

  3. UN:F [1.7.5_995]
    +15 votes

    En tant que musulman, je suis opposé à la « finance islamique » et même à la finance tout court.

    Parler de morale et d’ethique dans une activité telle que la finance, c’est comme parler des désastres du cancers des poumons à un fabriquant de cigarette.

    On ne cherche seulement qu’à faire de hallalisme pour capter les capitaux des musulmans. Si on souhaite parler d’éthique ou de morale, il faut remettre en cause le Capitalisme et non soupoudrer de l’éthique via les religions ou autres.

    Par ailleurs Paris souhaite devenir la place finance islamique pour je pense 2 raisons :
    1 – il y a beaucoup d’argent en jeu
    2 – c’est mettre un controle de plus sur les musulmans (en Europe et dans le monde) en mettant la main sur leur porte-monnaie.

  4. UN:F [1.7.5_995]
    +22 votes
    ecor1

    « si nos banquiers avides de rentabilité avaient respecté un tant soit peu la Charia » je crois qu’on a pas besoin de la charia pour nous dire que speculer sur les pauvres soit un exercicie casse gueule et d’une moralité discutable. De plus les certains pays musulman, tout régulé par la charia qu’ils sont, en chient un max avec cette crise, je pense à Dubai par exemple. SI la charia constituait un remede contre l’avidité ca se saurait.

  5. UN:F [1.7.5_995]
    +11 vote
    ydcl

    Ben Laden, il a fait sa fortune comment ? Certainement pas en respectant la charia, qu’il professe à tout vent ! Messieurs les banquiers, sachez qu’en prêtant avec intérets, vous irez griller en enfer, quelque soit votre religion ! De toute façon, l’enfer, c’est les autres !

  6. UN:F [1.7.5_995]
    02 votes
    Malko

    Il existe déjà des fonds d’investissement qui respectent la charia, ou qui n’investissent que dans des entreprises écolos, etc.

    Ces fonds spécialisés ne sont à mon avis qu’un luxe, une bonne conscience, que certain se paye. Le système est construit de telle sorte que toute les entreprises sont inter-reliées dépendantes. Il n’est pas possible, à mon avis, de faire confiance à ces entreprises pour respecter une éthique : en partie parce qu’il y a peu de profit à en tirer et en partie parce qu’elles n’y arriveraient pas de toute façon.

    Le seul moyen d’introduire de l’éthique dans ce monde est par le gouvernement. Celui-ci doit légiférer et ainsi nous pourrions être certain que toutes les entreprises respectent les normes.

  7. UN:F [1.7.5_995]
    +13 votes

    Me font rire ces « selon le coran »â€¦
    Ne pas oublier le bakchich.
    Est-il « coraniquement » acceptable ?

    Je sais qu’au Maroc il y a même des formulaires « officiels » pour payer son backchich…

  8. UN:F [1.7.5_995]
    +22 votes
    tinorleo

    Les pays du golfe Persique sont presque tous arabes et de confession islamique; ce sont les pays les plus riches au monde, per-capita..Cependant à par un ou deux états des émirats,tous ces pays abritent une grande majorité des pauvres ; la richesse est concentré entre les mains des princes et imans 9(complices). Quand viendra bientôt (10 ans) l’épuisement des stocks de pétrole ces gens seront les premières victimes ….

  9. UN:F [1.7.5_995]
    -22 votes
    LeCitoyen

    Bon ca commence bien ! Ou est donc l’éthique journalistique de Québec 89 ? On croyait qu’un peu de compétition aurait donné du fil à retourde aux autres médias mais ils semble que le problème soit à la source, l’éthique journalistique du journaliste avant tout. On gratte pas trop on répète les communiqués de presse et on ne se force pas trop pour « fouiller »… Ou bien, l’explication pourrait se situer à un autre niveau, les financiers de Québec89 ont des liens avec la finance islamique ? (il faudrait gratter maintenant pour savoir).

    On aurait intérêt à cesser de commencer à répéter la désinformation des tenants de la dite Charia Bancaire, question de mieux saisir les vrais enjeux derrières ce système qui n’a rien de transparent et qui a, pire encore, tous les signes avant courreur de ce qui pourrait mener à une catastrophe aussi idiote que celle provoquée par le système américain (toujours pas réparé).

    1) La charia bancaire est dictée par un hurluberlu basé quelque part dans un pays musulman. Bref, c’est comme si notre caisse populaire devait faire certifier une transaction bancaire par un archevêque basé à Rome. Ici, c’est un « Savant » (Imam, Mufti ou autre) de l’islam basé possiblement à Dubai qui décide ce qui est une transaction licite ou illicite… Il ne faut pas s’attendre à des investissements, par exemple, dans l’industrie porcine Québécoise…

    2) Une étude sérieuse, d’ailleurs financée par les plus grands promoteurs de la charia bancaire du monde, une institutions royale saoudienne par surcroit, a complètement déconstruit le mythe de la charia bancaire (qui a probablement été sauvé par les payeurs de taxes américains via le ‘bailout’ des banques comme la City Bank, HSBC, AIG, tous des possessions princières (et non plus des banques américaines) des pays du Golfe persiques…

    Même lorsque les tenants de ce système bancaire font faire des études sérieuses et fondées, la logique du système bancaire islamique ne tient pas la route.

    Selon Timur Kuran, qui était titulaire de la chaire « King Faisal Professor of Islamic Thought and Culture » de l’Université de Californie du Sud, l’économie islamique a échoué dans ses 3 objectifs : abolir l’intérêt, engendrer l’égalité économique et établir une éthique commerciale supérieure…. ( http://www.pointdebasculecanada.ca/article/195-la-finance-islamique-est-une-arnaque.php )

    Et oui au niveau de L’ÉTHIQUE !!!

    Quelques extraits de son étude:

    Les partisans de l’économie islamique avancent deux propositions fondamentales: que le système capitaliste a échoué et que l’Islam fournit la solution. (…)

    Et Kuran poursuit:

    «Nulle part l’intérêt n’a disparu des transactions économiques et l’islamisation économique ne bénéficie nulle part d’un soutien massif». Les opérations exotiques et complexes de participation aux pertes et profits comme ijara, mudaraba, murabaha et musharaka font toutes intervenir des paiements d’intérêts déguisés. En fait, les banques qui se prétendent islamiques «ressemblent davantage aux autres instituts financiers modernes qu’à un quelconque héritage de l’Islam». Bref, il n’y a pratiquement rien d’islamique dans les pratiques bancaires islamiques – ce qui explique en grande partie pourquoi Citibank et d’autres grandes banques occidentales détiennent des dépôts conformes à l’Islam beaucoup plus considérables que les banques spécifiquement islamiques.

    3) Charia bancaire, corruption et financement de la montée en flèche de l’islam radicale:

    Le grand marabou de la finance islamique de Wall Street a recu un coup de pied dans le derrière lorsque certaines personnes ont décidées de scruter un peu plus ce qu’il faisait dans la vie et sa feuille de route. Ce « savant » de l’islam, au commande de milliards de dollars, était plutôt un idéologue islamiste qu’un finfineau qui avait de l’éthique, et à coeur l’intérêt de faire fructifier les argents des « investisseurs » Chara-Conscient.

    Lisez ceci: – Dow Jones congédie son conseiller vedette en finance islamique pour liens terroristes – ( http://www.pointdebasculecanada.ca/article/510-dow-jones-congedie-son-conseiller-vedette-en-finance-islamique-pour-liens-terroristes.php )

    Un extrait:

    «  »"Cheikh Muhammad Taqi Usmani a été une rock star du monde de la finance islamique, siégeant sur des conseils de surveillance de la charia d’au moins une douzaine de banques islamiques et d’institutions financières du monde entier.

    Depuis près d’une décennie, le mufti a également conseillé le Dow Jones Islamic Market Index, qui accrédite plus de 25 fonds d’investissements conformes aux lois islamiques qui interdisent certains placements de type occidental. Le vénérable Dow Jones & Co. a été le premier à retenir ses services en 1999.

    Le nom de Usmani est désormais absent du site Internet de l’indice Dow Jones, où il était auparavant affiché bien en vue. Sa biographie et sa photo ont soudainement disparu sans explication. »" »

    Autres faits à son sujet:

    Il est l’auteur d’un livre exhortant les musulmans vivant en Occident à mener le djihad violent contre les infidèles à chaque occasion, et à continuer les tueries jusqu’à ce qu’ils paient la jizyah (impôt de soumission) après avoir été humiliés ou vaincus».

    Le but du journalisme c’est de faire sa job…. Les 5 W et gratter pour vérifier. Il faudrait à tout le moins comprendre c’est quoi la finance tout court…

    LeCitoyen

  10. UN:F [1.7.5_995]
    +22 votes
    LeCitoyen

    Et bien, mes excuses pour avoir lu un courriel avant l’article de Quebec89 !

    Reprise ! Avec mes excuses si l’autre poste est publié.

    On aurait intérêt à cesser de commencer à répéter la désinformation des tenants de la dite Charia Bancaire, question de mieux saisir les vrais enjeux derrières ce système qui n’a rien de transparent et qui a, pire encore, tous les signes avant courreur de ce qui pourrait mener à une catastrophe aussi idiote que celle provoquée par le système américain (toujours pas réparé).

    1) La charia bancaire est dictée par un hurluberlu basé quelque part dans un pays musulman. Bref, c’est comme si notre caisse populaire devait faire certifier une transaction bancaire par un archevêque basé à Rome. Ici, c’est un « Savant » (Imam, Mufti ou autre) de l’islam basé possiblement à Dubai qui décide ce qui est une transaction licite ou illicite… Il ne faut pas s’attendre à des investissements, par exemple, dans l’industrie porcine Québécoise…

    2) Une étude sérieuse, d’ailleurs financée par les plus grands promoteurs de la charia bancaire du monde, une institutions royale saoudienne par surcroit, a complètement déconstruit le mythe de la charia bancaire (qui a probablement été sauvé par les payeurs de taxes américains via le ‘bailout’ des banques comme la City Bank, HSBC, AIG, tous des possessions princières (et non plus des banques américaines) des pays du Golfe persiques…

    Même lorsque les tenants de ce système bancaire font faire des études sérieuses et fondées, la logique du système bancaire islamique ne tient pas la route.

    Selon Timur Kuran, qui était titulaire de la chaire « King Faisal Professor of Islamic Thought and Culture » de l’Université de Californie du Sud, l’économie islamique a échoué dans ses 3 objectifs : abolir l’intérêt, engendrer l’égalité économique et établir une éthique commerciale supérieure…. ( http://www.pointdebasculecanada.ca/article/195-la-finance-islamique-est-une-arnaque.php )

    Et oui au niveau de L’ÉTHIQUE !!!

    Quelques extraits de son étude:

    Les partisans de l’économie islamique avancent deux propositions fondamentales: que le système capitaliste a échoué et que l’Islam fournit la solution. (…)

    Et Kuran poursuit:

    «Nulle part l’intérêt n’a disparu des transactions économiques et l’islamisation économique ne bénéficie nulle part d’un soutien massif». Les opérations exotiques et complexes de participation aux pertes et profits comme ijara, mudaraba, murabaha et musharaka font toutes intervenir des paiements d’intérêts déguisés. En fait, les banques qui se prétendent islamiques «ressemblent davantage aux autres instituts financiers modernes qu’à un quelconque héritage de l’Islam». Bref, il n’y a pratiquement rien d’islamique dans les pratiques bancaires islamiques – ce qui explique en grande partie pourquoi Citibank et d’autres grandes banques occidentales détiennent des dépôts conformes à l’Islam beaucoup plus considérables que les banques spécifiquement islamiques.

    3) Charia bancaire, corruption et financement de la montée en flèche de l’islam radicale:

    Le grand marabou de la finance islamique de Wall Street a recu un coup de pied dans le derrière lorsque certaines personnes ont décidées de scruter un peu plus ce qu’il faisait dans la vie et sa feuille de route. Ce « savant » de l’islam, au commande de milliards de dollars, était plutôt un idéologue islamiste qu’un finfineau qui avait de l’éthique, et à coeur l’intérêt de faire fructifier les argents des « investisseurs » Chara-Conscient.

    Lisez ceci: – Dow Jones congédie son conseiller vedette en finance islamique pour liens terroristes – ( http://www.pointdebasculecanada.ca/article/510-dow-jones-congedie-son-conseiller-vedette-en-finance-islamique-pour-liens-terroristes.php )

    Un extrait:

    «  »"Cheikh Muhammad Taqi Usmani a été une rock star du monde de la finance islamique, siégeant sur des conseils de surveillance de la charia d’au moins une douzaine de banques islamiques et d’institutions financières du monde entier.

    Depuis près d’une décennie, le mufti a également conseillé le Dow Jones Islamic Market Index, qui accrédite plus de 25 fonds d’investissements conformes aux lois islamiques qui interdisent certains placements de type occidental. Le vénérable Dow Jones & Co. a été le premier à retenir ses services en 1999.

    Le nom de Usmani est désormais absent du site Internet de l’indice Dow Jones, où il était auparavant affiché bien en vue. Sa biographie et sa photo ont soudainement disparu sans explication. »" »

    Autres faits à son sujet:

    Il est l’auteur d’un livre exhortant les musulmans vivant en Occident à mener le djihad violent contre les infidèles à chaque occasion, et à continuer les tueries jusqu’à ce qu’ils paient la jizyah (impôt de soumission) après avoir été humiliés ou vaincus».

    LeCitoyen

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Auteur

Anne Caroline Desplanques

Boulimique d’informations, Anne Caroline est formée en journalisme et science politique. Elle a d’abord fourbi sa plume et sa voix dans les médias étudiants et à CIBL. Puis, elle a bifurqué vers la recherche en sciences sociales avant de revenir vers l’info. Elle a travaillé comme journaliste et recherchiste à Radio-Canada et collaboré à divers médias écrits, dont La Presse, avant de se joindre à l'équipe de BRANCHEZ-VOUS.com