Gérald Tremblay a réussi son pari: malgré les scandales qui ont ébranlé son administration et les sondages qui montraient l’herbe lui glisser sous les pieds, il a été réélu à la tête de Montréal. Le maire sortant a obtenu environ 37% des voix, contre 33% pour Louise Harel et 25% pour Richard Bergeron. Du fait même, il devient le premier maire depuis Jean Drapeau à obtenir un troisième mandat.
Le maire réélu a remercié longuement tous ceux et celles qui l’avaient supporté dans cette campagne longue et difficile. Il avait également un message pour les électeurs montréalais, qui veulent, selon lui, que « Montréal soit exemplaire: Je vous ai compris. » Il a également reconnu qu’il devait regagner la confiance des citoyens.
Si le parti du maire Tremblay a conservé une confortable avance au conseil de Ville, en plus d’emporter la grande majorité des mairies d’arrondissement, il a cependant perdu quelques gros joueurs. Le président de la STM Michel Labrecque a mordu la poussière dans sa tentative d’emporter la mairie du Plateau-Mont-Royal, idem pour le vice-président du conseil exécutif André Lavallée dans l’arrondissement de Rosemont. L’ancienne députée péquiste Diane Lemieux, qui risque fort d’être son bras droit dans le prochain conseil, a également perdu.
Harel déçue
Louise Harel était visiblement déçue de ne pas avoir réussi à porter Vision Montréal à la tête de Montréal. Si elle a félicité Gérald Tremblay, elle a toutefois insisté sur le fait que les Montréalais n’avaient pas voté pour le statu quo. Les deux tiers d’entre eux ont en effet voté pour un autre parti que celui du maire. Elle a aussi promis que son parti serait une opposition très forte, et qu’il serait extrêmement vigilent au cours des prochaines années pour assurer qu’il n’y ait pas de dérapages.
Elle pourra elle-même piloter cette vigilence, puisqu’elle a confirmé qu’elle prendrait le poste de sa colistière, Monique Blanchet, dans le district Maisonneuve-Longue-Pointe. Elle rejoindra plusieurs nouveaux visages de son parti, dont Réal Ménard, maire de l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, et Pierre Lampron, conseiller de ville du district du Vieux-Rosemont.
De son côté, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s’est réjoui des gains effectués par son parti. Celui-ci a triplé son pourcentage de vote pour la mairie, en plus d’emporter une poignée de sièges au conseil de ville. Alors que Projet Montréal ne comptait qu’un seul élu avant le déclenchement des élections, il a entre autres remporté la mairie de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.
Il a également ouvert la porte à une collaboration avec Gérald Tremblay, précisant que celui-ci pouvait compter sur son soutien s’il prenait certaines directions suggérées par Projet Montréal, notamment en terme de transport en commun et de gouvernance.
Richard Bergeron, a par ailleurs confirmé qu’il serait de retour au conseil de ville de Montréal. Il prendra donc la place de sa colistière, Nima Mâchouf, comme conseiller municipal du district du Mile-End, sur le Plateau.





cas flagrant d’amalgame. les Anglophones ont tous (presque) voté contre le PQ, pardon, Harel.
Quant à ceux qui ont vraiment voté Tremblay, l’équipe de voyous attend leur NIP et leurs mots de passe. Comme cela plus besoin d’entourloupettes, ils se serviront à la source.
Le Plateau sans autos!!!!
Au Québec, attaquer les francophones et leurs aspirations a toujours été rentable politiquement… et financièrement