Mené par une équipe enthousiaste et talentueuse, Québec89 a accueilli depuis six mois des articles originaux de jeunes journalistes, sur des sujets variés et avec des angles inédits. Leurs mots, photos et vidéos ont apporté un vent de fraîcheur, un peu en décalage avec la couverture de l’actualité offerte par les grands médias.
Nos principaux collaborateurs – une petite équipe qui a autant rédigé que coordonné – ont toutes les raisons d’être fiers des résultats. Nous avons donné une nouvelle tribune à des jeunes journalistes. La soirée des élections municipales, l’automne dernier, nous a donné l’occasion d’une trépidante couverture en direct. Un des nos collaborateurs a publié des reportages d’Haïti dans les jours suivant le séisme.
Mais ces efforts n’ont pas rencontré tout le public que nous espérions. Après la curiosité du lancement, le trafic s’est rapidement stabilisé entre 20 000 et 40 000 pages vues par mois. Ce trafic, certes honnête pour un blogue collectif d’information, était nettement inférieur aux 100 à 150 000 pages vues par mois que nous attendions. L’équilibre financier, seul garant d’une pérennité et d’une véritable indépendance, devenait dès lors un objectif difficile.
Nous avons donc décidé, en commun accord avec nos amis de Rue89, de mettre fin à l’expérience, du moins sous cette forme – puisque Rue89 continuera à faire vivre l’actualité québécoise avec l’aide de ses riverains québécois.
Maintenir le site dans une forme réduite, sous forme de laboratoire, avec une structure allégée et des collaborations bénévoles – à la manière d’un média communautaire – n’aurait pas vraiment rendu service à la communauté. Parce que, pour être digne d’une filiation à Rue89, un vrai Québec89 devrait être plus que cela.
À cause de l’extraordinaire renommée de Rue89, nous savions, en initiant le projet, que les attentes seraient élevées. Nous avons néanmoins été pris de court par l’engouement médiatique suscité par le lancement. Et j’ai sous-estimé la déception que pourraient ressentir des lecteurs québécois déjà adeptes de Rue89 et enthousiastes à l’idée d’avoir un site équivalent couvrant des sujets plus proches de leurs préoccupations.
Québec89 n’avait jamais prétendu être un clone québécois de Rue89. C’était une initiative beaucoup plus modeste, dans ses ambitions et ses moyens. Mais force est de constater l’ampleur du décalage entre, d’une part, l’attente légitime de la communauté des journalistes et des lecteurs québécois de Rue89, et, d’autre part, le contenu que nous pourrions leur livrer dans le contexte d’un site minimaliste. La différence est irréconciliable et nous amène à mettre un terme à l’expérience.
J’encourage les lecteurs de Québec89 à retourner à Rue89 pour y retrouver une information participative de qualité – et continuer à y faire entendre des voix du Québec – et à BRANCHEZ-VOUS! pour une couverture de l’essentiel de l’actualité dans une perspective québécoise.
Je remercie de tout cœur tous les collaborateurs du site, en étant convaincu qu’ils auront profité et appris de l’expérience; l’équipe de Rue89 qui nous a fait confiance; l’équipe de BRANCHEZ-VOUS! qui a supporté le projet; et vous, usagers, qui avez lu et participé. Continuez à le faire, sur Rue89 et sur BRANCHEZ-VOUS!.





Approche produit assez inédite de vouloir créer un produit moins bon que l’original.
Imaginez proposer à des consommateurs québécois un Coke_qc qui goûte un peu moins bon que l’original vendu aux USA.
« De toute façon vous êtes nés pour un petit pain, alors le goût fadasse, c’est pas grave. Et arrêtez de penser au vrai Coke, nous n’en avons pas les moyens. »
Succès marketing garanti!
Au bout de quelques lectures, j’ai compris que Québec89 n’avait pas les moyens de ses ambitions. Et aucun scoop, à l’instar de Rue89, n’est venu vous « aider » à décoller. Dommage pour « l’autre voix ».
Demain, j’aurais dit « c’est un poisson », mais avec un jour d’avance…
Retour à Rue 89 et un signet de moins dans ma collection de sites d’actu. Dommage !
Bonne continuation à tous…..
Cesrapalon
Dommage ! J’y croyais.
Vous étiez mes deux de nos plus fidèles lecteurs. Merci pour votre support, de croire en nous. Suivez-nous sur Rue, nous ne manqueront pas de nous y faire voir. Vos encouragements valent tout l’or du monde!
«Québec89 n’avait jamais prétendu être un clone québécois de Rue89. C’était une initiative beaucoup plus modeste, dans ses ambitions et ses moyens. Mais force est de constater l’ampleur du décalage entre, d’une part, l’attente légitime de la communauté des journalistes et des lecteurs québécois de Rue89, et, d’autre part, le contenu que nous pourrions leur livrer dans le contexte d’un site minimaliste. La différence est irréconciliable et nous amène à mettre un terme à l’expérience.»
Voilà , tout est dit. Dommage pour les Québécois, mais compréhensible… Bonne chance pour la suite!
Triste nouvelle que la fin de Québec 89 mais il fallait s’y attendre.
J’ai personnellement lancé un site similaire et malgré tous les efforts de notre équipe, nous n’avons jamais pu le rentabiliser et ce même en 5 ans d’existence. Nos conservons le site en ligne mais il n’y a plus de bulletin hebdomadaire depuis janvier dernier.
Le site http:// http://www.LeStudio1.com était une initiative indépendante et nous nous sommes rapidement rendu compte que sans l’aide d’une convergence avec un grand groupe de presse il nous serait impossible de rentabiliser le projet.
Nous avions même un atout de poids, une liste de courriel de
60 000 abonnés à qui nous envoyions un bulletin hebdomadaire.
Les visites sur le site atteignaient jusqu’à 4 000 visiteurs par jours en période de pointe et 1 500 en période basse.
Malgré tous nos efforts, les revenus n’étaient pas au rendez-vous.
Mes sympathies à l’équipe de Québec 89.
Bernard Bujold
Créateur LeStudio1.com
[...] Du fait que Québec89 mette fin à ses activités. [...]
J’arrive de Rue 89 (je n’avais jamais vu le lien avant) pour constater que c’est déjà fini.
Ça fait bizarre.
Je crois comprendre que le site est pour l’instant en sommeil dans une forme très réduite.Je viendrais quand même jeter un coup d’Å“il régulièrement.
[...] dans tous les cas, CentPapiers reste un lieu de débat et de rencontre des idées utile. Avec la fermeture de Quebec89, la place est libre au Québec pour ce genre d’endroit, et les expériences étrangères [...]
Désolé. Vraiment désolé, car je crois que c’est la société québécoise qui n’a pas réussi à convertir cet essai. Là où l’on aurait dû trouver la joie de l’apprenti-lapidaire de se voir montrer une autre face de leur pierre et de pouvoir imaginer d’autres facette de leur société à bâtir, les Québécois ont préféré s’en tenir à la seule vision des médias traditionnels.
Les médias-citoyens PEUVENT offrir une autre vision du monde qui ne soit pas celle de Gesca et de Québécor, mais il faut que préexiste une curiosité. Quand cette curiosité n’est pas là , le risque est grand que l’on ne taille que des bijoux faits machine et qu’on ne se crée qu’une société de pacotille.
Je garde quant même l’espoir que nous de CentPapiers, jouant à fond la carte du bénévolat, réussirons la traversée du désert jusqu’à ce naissent au Québec cette curiosit et ce désir de participation
Jusquà ce qu’ait comblée cette lacune dans notre structure de société qui fait que le désir d’en mieux connaître les rouages et les événements ne soit pas assez vif pour que des professionnels INDÉPENDANTS comme vous puissiez vivre de le satisfaire.
j’ai un énorme respect pour vous qui avez tenté cette aventure et je crois que le jour viendra ou vous « entrerez dans la ville avec cet air tranquille des grands rois… »
En attendant, les colonnes et les pages de Centpapiers vous seront toujours ouvertes en priorité.
Les 7 du Québec
Pierre JC Allard