Sept jours après le début des événements, le séisme à Haïti et ses répercussions obtiennent la plus importante couverture médiatique de la décennie au Québec. Le tremblement de terre dépasse même les attaques du 11 septembre 2001.
Le décompte des articles et autres mentions dans les médias électroniques a été réalisé par la firme Influence Communication.
Sans surprise, la nouvelle est l’événement de la semaine, avec un poids médias de 21,83%.
Phénomène très québécois, les défaites du Canadien arrivent en deuxième position.
Top 5 hebdomadaire au Québec:
- Séisme à Haïti   21,83 %
- Défaites du Canadien   2,39 %
- Grippe A – H1N1 Â Â 0,61 %
- Prorogation du Parlement à  Ottawa   0,45 %
- Budget de la ville de Montréal   0,43 %
Au Canada anglais, le séisme occupe une place beaucoup moins importante dans les médias, avec 7,68% de l’espace éditorial. Le ROC se préoccupe en deuxième et troisième lieu des Jeux olympiques et de l’intervention militaire en Afghanistan.
Top 5 hebdomadaire au Canada anglais:
- Séisme à Haïti   7,68 %
- Vancouver 2010 – Olympiques   1,27 %
- Présence canadienne en Afghanistan   1,17 %
- Prorogation du Parlement à Ottawa   0,94 %
- Sécurité aérienne   0,87 %
Mais la statistique la plus étonnante est probablement celle-ci : avec un poids médias de 21,83%, le séisme obtient une couverture plus importante que les événements du 11 septembre 2001.
Les nouvelles de la décennie (sur une période de 7 jours):
2001-2010
- Séisme à Haïti (2010)   21,83 %
- Le 11 septembre 2001 (2001) Â Â 21,11 %
- Investiture de Barack Obama (2009) Â Â 18.97 %
- Élections  provinciales (2007)   16.48 %
- Début de la guerre en Irak (2003)   15,45 %
Cette importante couverture journalistique a d’ailleurs soulevé un débat sur Internet la semaine dernière. En effet, il y a lieu de se demander si tous ces journalistes présents à Haïti nuisent aux efforts de sauvetage ou si leur présence, au contraire, aide les levées de fonds et oblige les gouvernements à réagir.
Et vous, qu’en pensez-vous?
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En vrac :
Mercredi dernier entre 9h00 et 14h00, 61 % des nouvelles au Québec a porté sur Haïti.
Au cours de la même période, la radio et la télévision du monde entier a diffusé en moyenne 6 nouvelles chaque seconde entre 9h00 et 14h00.
Au même moment dans les médias sociaux, on a trouvé en moyenne 62 messages chaque seconde pendant cette période ce qui est 5 fois plus important que lors de l’assermentation de Barack Obama.
Au cours des 24 premières heures, près de 6 millions de minutes de temps d’antenne ont porté sur la nouvelle dans le monde ce qui est l’équivalent de l’attention accordée à la tragédie de Virginia Tech.  C’est 2,75 fois moins que le 11 septembre 2001 et 3,3 fois moins que l’assermentation de Barack Obama.
Près de 825 000 articles de journaux ont été publiés les 13 et 14 janvier dans le monde sur la nouvelle. C’est l’équivalent de tous les journaux québécois pendant plus de 550 jours. En comparaison, les 20 et 21 janvier 2009, les quotidiens du monde entier avaient publié 3,3 millions d’articles de journaux sur Barack Obama.
Depuis une semaine, les journaux du monde entier ont publié 6 140 000 articles sur le sujet.  C’est l’équivalent de tous les journaux québécois pendant 11,2 années.
S’il était possible de réécouter toute la couverture accordée par la radio et la télévision du monde entier depuis 7 jours, on pourrait revivre l’événement 24 heures sur 24 pendant 25 694 jours ou l’équivalent de 70,4 années.
-Â Â Â Â Â Â Â Â Â Selon Influence Communication
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Ça veut dire quoi parler « trop » ? D’après mon ami « Robert » (Le petit, ou Bob pour les intimes), c’est « de manière excessive, abusive ». Peut-être qu’on abuse, peut-être qu’on réagit à l’excès… Mais comment réagir autrement ?
Bonne année… meilleurs voeux… et puis patatras : catastrophe… des dizaines de milliers de morts… trop,encore plus de blessés… trop et tellement trop de sinistrés…
Alors, trop de mots, trop de mobilisation, trop de couverture médiatique ???
Maintenant s’il s’agit de débattre sur la manière dont on en parle, alors oui, on peut penser qu’on en parle mal, ou de trop près, ou de trop loin. Ce qui est surprenant, ce n’est pas que les journalistes en parlent « trop ». C’est leur rôle non ? C’est qu’ils ne parlent pas plus du reste (enfin trop peu disons), en temps de crise ou non…
Je ne sais pas si on en parle de trop, mais ce qui est vrai, c’est que nous faire « un spécial Haïti » le midi et le soir chaque jour de la semaine avec les mêmes » non informations » n’apportent malheureusement pas grand chose.
La seule vraie information (et bonne nouvelle) est quand on retire des décombres un survivant.