Super Bowl: des pubs décevantes4.353

À près de trois millions de dollars pour 30 secondes de temps d’antenne, on s’attendrait à plus de créativité de la part des publicitaires américains.

La traditionnelle grand-messe de la publicité américaine a pourtant laissé les observateurs, et les téléspectateurs, sur leur faim.

Depuis des années, les annonceurs profitent de l’événement vu par environ 100 millions de personnes pour marquer un grand coup ou lancer une nouvelle campagne. Mais cette année, certaines marques importantes ont décidé de ne pas débourser une petite fortune pour leur 30 secondes de gloire.

Pepsi, par exemple, a plutôt misé sur les réseaux sociaux avec une campagne de bienfaisance. L’absence du fabricant de boisson gazeuse, une première en 23 ans, reflète l’importance croissante du Web dans les communications corporatives. En effet, pourquoi investir trois millions de dollars dans un message de 30 secondes, quand on peut faire interagir le consommateur directement avec la marque pendant plusieurs minutes?

Sur son site, le quotidien USA Today a invité les internautes à voter pour leur publicité préférée (voir la liste complète). Ces derniers ont choisi un message de Snickers mettant en vedette l’actrice américaine Betty White. Malgré le clin d’œil sympathique («tu joues comme Betty White!»), l’enthousiasme des internautes pour cette publicité étonne.

Google (no 43) a joué de finesse pour sa première présence au Super Bowl. Le moteur de recherche fait peu de publicité dans les médias traditionnels; son premier message télé a été diffusé il y a moins d’un an pour Chrome. La compétition grandissante du moteur de recherche Bing, de Microsoft, incite peut-être l’entreprise de Mountain View a faire plus d’efforts.

Fait à souligner, le message de Google partage plusieurs similitudes avec la campagne Words Matter, du journal montréalais The Gazette. Cette dernière a d’ailleurs remporté un important prix aux États-Unis cette année.

Le bébé parlant d’E-Trade (7) était de retour dans une formule désormais connue, mais efficace.

Quelques bons clins d’œil créatifs sont venus de la part de Doritos (2-11) et Volkswagen (16). Par contre, Budweiser (4) laisse perplexe avec son histoire d’amitié entre un cheval et… une vache.

Mais, à voir le classement des internautes sur USA Today, le jugement des téléspectateurs Américains, aussi, laisse perplexe.

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Auteur

Patrick Bellerose

Patrick Bellerose est un journaliste spécialisé dans le domaine des médias et du marketing. Il couvre l’univers québécois des communications pour Marketing Magazine. Par le passé, il a été à l’emploi du magazine Infopresse, spécialisé en publicité-marketing. Il se passionne particulièrement pour l’impact des médias sociaux sur notre vie et l’avenir des médias traditionnels.